PMSI SMR

Attention aux reports automatiques de codage des maladies chroniques d’un séjour à l’autre

Nous attirons l’attention sur une pratique de codage PMSI que nous avons rencontrée dans plusieurs établissements et qui, appliquée « mécaniquement », peut s’avérer risquée.

Il s’agit pour des patients qui reviennent dans l’établissement après un certain temps, de reporter le codage des maladies chroniques, codées  dans un ou plusieurs séjours antérieurs, dans le dernier séjour.

Quant on parle de maladies chroniques, on pense par exemple aux diabètes, aux maladies respiratoires, à l’alcoolisme, aux maladies neurologiques, aux maladies cardio-vasculaires, etc…

Deux idées de bon sens justifient cette démarche qui concerne aussi bien les PMSI MCO que SSR :

  • Par définition, une maladie chronique constatée lors d’un séjour a de fortes chances de perdurer lors d’un nouveau séjour
  • Les maladies chroniques sont souvent des comorbidités associées (CMA), donc intéressant directement la valorisation des séjours

D’ailleurs, plusieurs logiciels d’analyse du PMSI permettent de repérer ces situations et suggèrent de coder à nouveau les maladies chroniques dans le nouveau séjour si elles ne le sont pas, avec parfois une revalorisation possible du séjour.

Le point sur lequel nous attirons ici l’attention est l’application « mécanique » de cette pratique de codage PMSI sans référence au dossier médical du dernier séjour et surtout au caractère pertinent ou pas de la maladie chronique dans la prise en charge du dernier séjour. 

En effet, une maladie chronique ne pourra être codée pour le dernier séjour que si elle est rappelée explicitement dans le dossier médical, par exemple via la prise d’un médicament marqueur ET si elle est en rapport avec la prise en charge de CE séjour.

Donc prudence dans les recodages de maladies chroniques, le dernier mot revenant au médecin DIM.

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Le suivi des troubles nutritionnels et leurs valorisations dans le PMSI. L’exemple du service d’orthopédie de l’hôpital Avicenne (Ap-HP)

Nous poursuivons nos recensions des études présentées lors des journées EMOIS 2015 tenues à Nancy les 26 et 27 mars dernier qui nous paraissent intéressantes à relayer.

Aujourd’hui nous attirons l’attention sur une expérimentation menée au cours du dernier trimestre 2014 au sein du service d’orthopédie de l’hôpital Avicenne de l’AP-HP autour de la traçabilité des troubles nutritionnels par les diététiciennes.

On connaît tous à la fois l’importance du sujet avec le codage des malnutrition E441 « Malnutrition protéino-énergétique légère », E440 « Malnutrition protéino-énergétique modérée », E43 « Malnutrition protéino-énergétique grave, sans précision » etc.. tous CMA de niveau 2, 3 ou 4 et à la fois la difficulté de valider ces codages fautes d’une traçabilité suffisante dans les dossiers médicaux.

Premiers points intéressants à relever :
# cette expérimentation s’est appuyée sur le constat que de toute manière,indépendamment du PMSI, ces troubles nutritionnels doivent être traçés comme indicateur IPAQSS avec le suivi du poids des patients à l’admission, de son évolution dans le séjour et de l’IMC.
# ce sont les diététiciennes qui sont les plus « concernées » par ces traçabilités

Les principaux résultats de l’expérimentation (lien vers l’étude complète en Source en bas de l’article) :

  •  551 séjours concernés de durées de séjour PMSI allant de 0 jour à plus de 7 jours
  • case mix GHM des séjours très classique pour un service d’othopédie : 08C32 « Interventions sur la jambe », 08C49 « Interventions sur la hanche et le fémur pour traumastismes récents », etc…
  • 103 séjours sur 551 mentionnaient un état de dénutrition (18,7% des séjours)
  • si les indications de taille, poids et IMC étaient présents dans la quasi totalité des séjours concernés, seuls 28% d’entre aux mentionnaient l’évolution du poids
  • le recodage de la dénutrition a permis de revaloriser 67 séjours, essentiellement par montée de sévérité 1 en 2 ou 3 et de sévérité 2 en 3 pour une recette T2A supplémentaire de 181 000 €, soit + 2 700 € par séjour ayant fait l’objet d’une revalorisation.

Source : JOURNÉES EMOIS NANCY 2015 : SESSION C2- LES DIÉTÉTICIENS : ACTEURS DE LA QUALITÉ ET DU PMSI

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Pour lire et explorer les fichiers texte des RSS, RHS, RPSS, RPS, RAA, la solution Notepad++

Dans la pratique, l’utilisation recommandée des logiciels d’analyse du PMSI ne suffit pas toujours  et très régulièrement il est nécessaire d’aller explorer directement dans les fichiers textes sources des PMSI.

Un exemple typique d’une telle nécessité est de retrouver un RUM ou un RHS en erreur à partir des indications du fichier d’erreur produit par le groupage.

Une première solution va consister à importer le fichier source texte dans excel avec un ‘ »bon » découpage pour chaque ligne pour pouvoir »travailler » les RHS, les RUM, les RPSS etc…Cette solution est évidemment intéressante mais présente rapidement 2 limites : elle est lourde à mettre en mettre en oeuvre à chaque fois et limitée pour beaucoup d’informations
Exemple : les blocs d’information « mobiles » liées aux DAS ou aux actes CCAM par exemple qui n’ayant pas de positions fixes sont difficilement exploitables. 

Une autre solution, plus simple car plus directe, consiste alors à chercher l’information directement dans les fichiers texte. 

Problème : nous rencontrons trop souvent des TIMs qui ouvrant les fichiers textes avec Notepad, le programme par défaut de Windows pour lire les fichiers textes, ne peuvent alors pas repérer les numéros de lignes ou de colonnes.

Le solution est d’installer l’utilitaire gratuit Notepad++ qui lui permet de lire très facilement les numéros de lignes et de colonnes. Lien de téléchargement en Source en bas de l’article.

Pour l’anecdote, quand nous intervenons pour la première fois dans le service DIM d’un établissement, nous regardons systématiquement si Notepad++ est installé sur le poste des TIM : c’est souvent un bon indicateur de la « maturité » des tâches confiées à la TIM par l’établissement. 

Source : Notepad++

Les séjours SSR en GME 2 seront-ils toujours mieux valorisés que les GME en 1 ?

De plus en plus, on lit et on entend que, pour une même racine de GME en hospitalisation complète SSR, les séjours classés en niveau 2 devraient être mieux valorisés que les séjours classés en niveau 1. C’est un constat de bon sens qui s’appuie à la fois sur ce qui se passe avec les niveaux de sévérité en MCO et sur la définition du niveau de sévérité 2 qui suppose la présence de CMA.

Et d’ailleurs nous-même nous appuyons sur ce constat pour analyser et redresser régulièrement le codage des séjours qui le justifient.

Nous avons néanmoins voulu savoir si ce constat était systématiquement justifié et si oui, dans quelle mesure. Pour cela nous nous sommes appuyés sur le dernier référentiel des coûts SSR diffusé par l’ATIH à partir des données ENCC 2012 (lien en Source en bas de l’article) en faisant l‘hypothèse que ces grilles de coûts sont en grande partie homothétiques aux futurs tarifs T2A des GME.

Dans la réalité,les tarifs T2A pour chaque GME ne seront pas évidemment en relation aussi simple avec les coûts ENC : « coups de pouces » à certaines prises en charge, coefficients géographiques, ajustement à dires d’expert pour les racines peu fréquentes, etc…
Le but de l’analyse n’est pas ici de chiffrer à l’euro près mais de repérer les GME pour lesquels une analyse approfondie du codage peut être privilégiée, compte-tenu du différentiel de recettes attendues entre le niveau 1 et le niveau 2.

L’étude a été menée sur la base des coûts DAF, mais les résultats sont de même nature pour les établissements sous OQN.

Résultats de notre analyse :

  • En 2015, on compte 533 GME avec sévérité 1 et 2 dont 530 avec les 2 versions car 3 GME n’ont pas de niveau 2 (dont soins palliatifs). Cela représente donc 275 couples de GME d’HC.
  • Avec les données du référentiel des coûts, 60 couples de GME avec sévérité 2 versus 1 sont identifiables avec une information pour les 2 niveaux de sévérité, soit donc 120 GME concernés qui représentent 22,64% de l’ensemble des GME d’HC en 2015. Dans la réalité, ces 120 GME correspondent toutefois à une part beaucoup plus importante de la production, car ce sont justement les GME les plus fréquents.
  • Pour 25 couples de GME, le coût à la journée des séjours (hors structure) est supérieure en sévérité 1 qu’en sévérité 2 !
  • Pour 45 couples de GME, le coût à la journée des séjours (hors structure) est inférieure en sévérité 1 qu’en sévérité 2
  • Pour les couples de GME concernés par une baisse, le pourcentage est généralement faible. Exemple pour la racine 0406C « Insuffisances respiratoires chroniques et bronchopathies obstructives, score phy >= 5, score cog <= 2 », la différence est de -3,37% – 0406C1 = 260,9 € et 0406C2 = 252,1 €
  • Pour les hausses les différences sont souvent très importante. Exemple dans le même groupe nosologique avec la racine 0406D « Insuffisances respiratoires chroniques et bronchopathies obstructives, score phy >= 5, score cog >= 3 », la différence est de 53,79% !!! –  0406D1 = 290 € et 0406D2 = 446 €

En conclusion provisoire, nous pouvons donc dire qu’en pratique et en logique le travail d’optimisation du codage consistant à redresser des séjours SSR d’HC de sévérité 1 en séjours de sévérité 2 dans la même racine a généralement du sens et fait parti de la « boîte à outils » du DIM SSR mais en agissant avec prudence et en privilégiant les racines pour lesquelles cela a le plus de sens aujourd’hui.

Source : Référentiel de coûts SSR DAF (ATIH)
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Les CMA SSR 2015 : liste excel, nouvelles CMA et CMA supprimées – Analyse

Nous mettons à disposition un fichier Excel avec : 

  • La liste des CMA SSR 2015 : 820 codes
  • La liste des CMA SSR 2014 : 778 codes
  • La liste des nouvelles CMA SSR en 2015 : 34 codes
  • La liste des CMA SSR 2014 supprimées en 2015 : 76 codes

Cela représente d’une année sur l’autre en tenant des listes 2014 et 2015, des ajouts et des suppression une variation de 14,14% des CMA entre 2014 et 2015

Cela n’est pas surprenant car, par nature, la liste des CMA a vocation a bougé significativement d’une année sur l’autre, comme en MCO. D’où l’intérêt de confronter ces informations avec vos propres listes de CMA SSR codés. 

Source : Fichier Excel CMA SSR 2015

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